Mathieu fortin

Mon parcours

devenir un coureur zen

Tu vis des défis? J'ai couru dans tes souliers.

J'ai connu un début difficile en course à pied. Ma première course fut une humiliation totale. C'était un 800 m auquel je m'étais inscrit vers l'âge de 13 ans avec peu de préparation et sans entraîneur. Au signal du départ, les athlètes bien entraînés sont partis comme des lions et m'ont laissé loin derrière. J'ai fait ce que j'ai pu pour 400 m et j'ai quitté la piste sans entamer le deuxième tour. C'était mon premier échec. Comme le veut la sagesse populaire, cet échec m'a permis de grandir et j'en tire encore d'importantes leçons.  

Au secondaire, j'ai fait de la nage compétitive. À l'université, j'ai fait des triathlons. Ensuite, j'ai fait la tournée des bars pour remporter des concours de calage... et je me suis calé. 

 

Le milieu universitaire m'avait fait découvrir l'alcool et la marijuana. Étant de nature introverti, l'alcool en particulier me rendait plus sociable et plus intéressant. Du moins, c'est ce que je croyais. Je manquais de confiance et je me cherchais dans l'approbation des autres. Ce que j'ai constaté après un certain temps, c'est que la seule opinion qui devrait compter est l'opinion que j'ai de moi-même. Mon estime avait besoin d'être remontée pour que je puisse me sortir de cette impasse. Heureusement, j'allais bientôt découvrir qu'une nature solitaire peut devenir une force incroyable qui déplace des montagnes. Dans mon cas, ça ma aussi permis d'en gravir! 


Après une dizaine d'année d'abus, j'avais 40 lbs en trop et des dépendances à l'alcool, à la marijuana, au café, à la nourriture, au travail... J'exerçait la profession d'architecte et je me tuais à l'ouvrage.

 

Un jour, j'ai décidé que je voulais redevenir un athlète pour vivre en meilleure santé. Une de mes motivations principales était de devenir un meilleur exemple pour mes deux enfants. Comment pourrais-je leur dire de prendre soin d'eux si je ne prenais pas soin de moi? J'ai enfilé mes souliers de course et j'ai entamé une transformation qui allait prendre quelques années.

2008

2014

2017

L'activité physique a été la fondation sur laquelle tous mes changements d'habitudes se sont appuyés.

 

Plus je m'entraînais, plus j'avais le goût de mieux manger, de me coucher tôt, d'arrêter de consommer des substances nocives pour mon corps, etc.  Je venais aussi de découvrir un moyen d'augmenter l'estime que j'avais de moi-même. J'étais fier de courir régulièrement des 10 km, des marathons, des triathlons. J'ai fait un Ironman au Mexique et j'ai réalisé la meilleure performance parmi les gens du Nouveau-Brunswick. Ça m'a mérité un bel article dans le journal francophone de ma province et j'en étais très fier.

 

Je recevais beaucoup d'attention pour mes exploits et ma transformation physique. Même si je le faisais d'abord pour moi, cette attention me motivait aussi. J'étais devenu accro au sentiment d'accomplissement que me donnait l'activité physique. Je venais de développer une nouvelle dépendance, plus saine que toutes les autres, mais tout-de-même dangereuse.

Le triathlon Ironman de Cosumel au Mexique (3.9 km de natation, 180 km de vélo, et 42 km de course).

Pendant mon entraînement d'Ironman, j'avais développé une grande passion pour la course à pied. J'ai décidé de délaisser les triathlons pour collectionner les marathons. J'en ai collectionné quelques-uns avant de me lancer un plus gros défi; un 100 km en montagnes. Je m'entraînais déjà beaucoup, mais pour réussir le 100 km, il faudrait m'entraîner encore plus fort. Je courais parfois plus de 4 heures sur mon tapis roulant en une seule séance. Je courais le jour de Noël plutôt que de passer du temps en famille. Pour être le plus léger possible le jour de la course, je surveillais tout ce que je mangeais et j'étais sous-alimenté. Un jour, j'ai consulté une physiothérapeute pour des douleurs persistantes aux jambes. Des scans ont révélé des fractures de stress dans mes deux tibias. Le radiologue, le médecin et la physiothérapeute m'ont dit d'arrêter de courir, mais j'ai continué.

Essentiellement, j'avais des fractures dans les os de mes deux jambes. C'était souffrant et dangereux, mais j'ai continué à m'entraîner intensément. Mon désir de réussir était devenu le centre de ma vie.

Mon premier 100 km fut le défunt Ultra-Trail du Mont Albert. J'ai pris de gros risques, mais ce fut un des plus beaux jours de ma vie.

J'ai réussi mon 100 km en montagnes malgré mes fractures de stress au tibias. Comme coach, j'aimerais vous dire que c'était une expérience que je regrette, mais je ne peux pas. Ce fut une des plus belles expériences de ma vie. J'en ai appris plus sur moi-même et sur la nature humaine durant cette course et l'entraînement qui a mené à son exécution que durant toute autre expérience que j'aie vécue. Toutefois, je ne recommanderais à personne de passer par le même chemin que moi. J'ai été chanceux que ça finisse bien pour moi, car j'ai pris des risques énormes pour ma santé. J'en ai quand-même payé le prix plus tard sous forme de burn-out. Une autre expérience qui m'as fait grandir (et que je ne recommandes pas non-plus)!

 

Lorsque ta vie s'écroule et que tu dois tout remettre en question, tu découvres qui tu es vraiment.

 

Avec Sylvain Fortin, mon frère et partenaire d'affaires.

Mon introspection m'a mené vers un changement de carrière. Je ne m'accomplissait plus au travail, et c'était une des raisons pour lesquelles je cherchais à me valoriser par le sport. Je voulais maintenant aider les gens à vivre en meilleure santé et à s'accomplir. Moi et un de mes frères avons lancé une entreprise, Les Fortin Mission Santé, pour combler ce besoin. Nous offrons des programmes de remise en forme, du coaching, et des conférences.  

 

Les athlètes sont vus comme des modèles de la santé, mais nous avons nous aussi des défis particuliers en termes d'équilibre de vie et de santé mentale.

 

Comme athlète, j'ai vécu la dépendance au sport, des troubles alimentaires, des problèmes d'estime, l'anxiété de la performance, la dépression post-compétition, et bien d'autres choses qui peuvent devenir des problèmes sérieux. C'est important de prendre conscience des comportements néfastes le plus tôt possible et de changer nos comportements avant que ça devienne des habitudes. Heureusement, j'étais honnête envers moi-même à chaque fois qu'une difficulté se présentait et j'agissait assez vite pour changer les choses.

Un des pièges qui guette les athlètes est la question des drogues de performance. C'est une ligne que je ne franchirai jamais. Je déteste la tricherie et l'injustice. 

 

Malgré les risques qui viennent avec le choix d'adopter un mode de vie d'athlète, les bienfaits sont immenses. La course à pied m'a redonné la santé et m'a permis de vivre des aventures incroyables. Depuis mon premier 100 km en montagnes, j'ai fait plusieurs autres courses similaires et j'ai l'intention de continuer d'en faire. Toutefois, mon approche d'entraînement à beaucoup changé. Je prends soin de bien manger, de prendre du repos, et de faire passer la famille avant la course (la plupart du temps).

Ma vie est plus équilibrée et je prends garde à ce que la course ne nuise pas à ma santé plutôt que de la servir. 

Mon parcours a été difficile, mais toutes ces expériences font de moi un meilleur coach puisque j'ai traversé beaucoup des épreuves que mes clients pourraient vivre.

 

Lorsque quelqu'un est parti dans une mauvaise direction, je sais reconnaître les signes et j'ai des outils pour l'aider à revenir sur le bon chemin; celui de la santé et du bonheur! En plus de 25 ans d'expérimentations sportives, ma plus grande leçon est que c'est bien plus efficace et agréable de Courir Zen! Ma mission de coach est d'enseigner comment y arriver. 

 

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